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Lutte biologique sur la culture de banane de Guadeloupe et Martinique


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Actualité publiée le : 05/10/2015 Culture : Cultures tropicales Régions : Guadeloupe, Martinique Source : Ecophyto

Depuis 10 ans, la Banane de Guadeloupe et de Martinique œuvre à la valorisation et à la protection de la terre des Antilles. Au cœur de ses actions, la mise en place de nouvelles pratiques culturales ont d'ores et déjà permit de diminuer l'utilisation de pesticides de 70%.

Des procédés innovants ont été mis en place pour remplacer l'utilisation d'insecticides comme par exemple le piège à phéromones pour lutter contre les charançons.

En Guadeloupe, les zones humides sont favorables au développement du charançon, insecte nuisible du bananier. S'il y a eu un précédent jachère, la population de charançon devient importante à partir de la 2ème ou 3ème année dans les cultures de banane.

Dominique David, ingénieur agronome,  décrit la mise en place de la lutte biologique contre le charançon du bananier. Des pièges jaunes à phéromones, pour être vus de loin, sont utilisés. Ils contiennent une fiole ou un sachet avec une phéromone qui a une odeur de banane et attire les mâles et les femelles. Il ne s'agit pas d'une phéromone sexuelle. Le piège est situé au niveau du sol donc le charançon rentre, tombe dedans et ne peut pas remonter.

La première année de culture, la densité de piège est limitée à environ 4 pièges/ha. Puis, à partir de la 2ème année, lorsque la population de charançons a augmenté, la densité de pièges passe à 8 à 20 pièges/ha.

L'intérêt de cette lutte contre les charançons est essentiellement un intérêt environnemental.

L'institut technique de la banane en partenariat avec le centre technique de la canne à sucre, mènent une expérimentation sur de nouveaux produits naturels pour lutter contre la Cercosporiose jaune, un micro-champignon nuisible qui amène à la destruction totale des bananeraies. Une lutte indispensable est rendue obligatoire par l'Etat.

José Carriere, responsable de service à Serviproban, stipule que se champignon se propage dans l'air mais aussi par ruissellement des eaux de pluies sur les feuilles. Ce dernier vit au dépend de la feuille de bananier et évolue en fonction des conditions météorologiques.

Freddy Grossard, responsable d'expérimentation au CTCS, précise que la maladie engendrée par ce champignon détruit les parties vertes des feuilles donc baisse la photosynthèse et réduit le rendement. L'institut technique de la banane a souhaité mettre l'accent sur la recherche de molécules d'origine biologique ou produits naturels du type extraits de thé ou essences d'orange. Il s'agit de rechercher des produits efficaces qui ont le moins d'impacts possible sur l'environnement



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