Plantes de couvert associées à la culture

Vigne
Cultures légumières
Cultures tropicales
Horticulture – PPAM
Année de publication 2018
  (mis à jour le 03 déc 2019)
Source : 
EcophytoPIC
Auteur :  O.Ligot & Ph.Delval
Plantes de couvert associées à la culture

On appelle "plantes de couvert associées à la culture" des plantes de services que l'on cultive en association avec la culture commerciale. On retrouve égalament le terme de "plantes compagnes".

Elles sont semées avant (sous couvert de la culture précédente, à la récolte de la culture précédente ou en interculture) ou pendant l’implantation de la culture d’intérêt (en même temps que le semis de la culture principale ou après celui-ci). Cela a pour but d’accompagner la culture principale en couvrant le sol durant son premier cycle de développement, sans entrer en compétition avec elle par la suite.

Les plantes de service peuvent être implantées en interculture mais aussi en culture (voir article "Plantes de couvert d'interculture").

Les plantes de couvert associées permettent principalement de limiter l’utilisation des herbicides. En effet, elles limitent l’installation des adventices en occupant elles-mêmes l’inter-rang durant l’interculture et/ou la première partie du cycle de développement de la culture d’intérêt.

Le couvert est détruit dans la culture commerciale par le gel ou un traitement herbicide, ou peut être maintenu jusqu’au semis de la culture suivante et au-delà.

Par exemple, des associations de plantes pièges à nitrate gélives avec des cultures d’automne (colza, céréales à paille…) permettent de prélever une partie de l’azote disponible sans pénaliser le développement de la plante d’intérêt. La plante d’accompagnement gélive disparaitra pendant l’hiver. Cela permet une restitution d’azote en sortie d’hiver, une amélioration de la structure du sol et une protection de la culture contre le froid. Un exemple de ce principe est la technique dite "du colza associé", où le colza est cultivé en association avec une ou plusieurs plantes de services d'intérêt.

Comme pour les couverts d’interculture, l’exploitation de différentes caractéristiques de plantes de couvert (biofumigation, allélopathie, relais pour auxiliaire, effet sur la structure et la composition du sol…) peut-être envisagée, à condition que le développement de celles-ci soit compatible avec celui de la culture d’intérêt, sans la pénaliser.