Estimation des populations de bioagresseurs

Vigne
Cultures légumières
Cultures tropicales
Horticulture – PPAM
Arboriculture
Année de publication 2018
  (mis à jour le 03 déc 2019)
Source : 
EcophytoPIC
Auteur :  F.BERGER & Ph.DELVAL
Estimation des populations de bioagresseurs

La pose de pièges au sein des parcelles est une pratique permettant d’estimer les populations de bioagresseurs présents dans la culture. Appelée également "monitoring", cette technique est complétée par la notion de seuil de nuisbilité qui permet de prendre une décision ou non d'intervention.

Concernant les insectes, les méthodes de piégeage sont souvent basées sur l’attirance de ceux-ci pour certaines substances ou couleurs.

Dans le premier cas, on peut utiliser :

  • des composés intervenant dans la communication entre les individus d’une même espèce (appelées phéromones) ;
  • des molécules odorantes permettant aux insectes de repérer les plantes dont ils se nourrissent des sites de ponte ou des proies (appelées kairomones) ;
  • des attractifs alimentaires ; 
    pour attirer puis piéger des insectes ravageurs.

 

Dans le second cas, on utilise des éléments colorés selon la préférence de l’espèce ciblée (pièges chromatiques) pour attirer les ravageurs vers les pièges où ils seront neutralisés (emprisonnement, adhérence à des surfaces engluées, noyade, contact avec un insecticide).

Concernant les limaces, un abri sur la surface du sol (carton plastifié, tuile, soucoupe plastique, planche etc.) ou mieux, un véritable piège à limaces peut être utilisé. Un modèle de piège a été proposé par l’INRA ; il n’est disponible que par l’intermédiaire des sociétés phytosanitaires.Au sol, la mise en place de pots-pièges (INRA-ACTA) permet d’estimer le niveau de risque en fonction du nombre de larves par pot-piège.

Concernant les rongeurs ou taupes, l’estimation des populations passe par l’observation d’indices frais et le piégeage mécanique (piège Sherman, piège pinces ou fer à taupe, piège guillotine).

Concernant l'ensemble des bioagresseurs, des pièges connectés commencent à être disponibles pour effectuer un monitoring en temps réel.