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Traitement à l’eau chaude


Dossier
En usage ponctuel

Actualité publiée le : 17/02/2016 Culture : Viticulture, Cultures légumières, Arboriculture

Il s’agit d’une méthode d’élimination d’agents pathogènes et de ravageurs par la chaleur. Elle permet d’assainir des lots de semences, des plants ou des produits de récolte et peut être mise en pratique dans le cadre de traitements de quarantaine.

Une première technique consiste à plonger les végétaux à traiter dans des bains d’eau chaude. Une autre méthode repose sur l’utilisation de systèmes de douchage/brossage (assainissement de la surface des fruits et légumes après la récolte).

Dans les deux cas, il convient d’adapter la température (>40°C) et la durée du traitement (de quelques secondes à plusieurs heures) de façon à maîtriser les bio-agresseurs sans causer de dommage au matériel végétal (brûlures, perte de faculté germinative des semences, etc.).

Le choix du couple température/durée de traitement dépend :

  • du matériel végétal à traiter : espèce, nature (graine, plant, fruits), taille des fruits, etc. On remarquera que le traitement à l’eau chaude ne convient pas à toutes les espèces.
  • du type de bio-agresseur ciblé (bactérie, champignon, nématode, insecte, etc.) et de leur localisation (interne ou de surface). Par exemple si le bio-agresseur à détruire se trouve à l’intérieur d’un fruit, c’est l’ensemble du fruit qui doit être amené à la température adéquate et non pas seulement la surface, ce qui demande une durée de traitement plus longue.

 

Il en reste que l’efficacité du traitement peut varier selon différents facteurs tels que les variétés, les lots, l’importance de l’inoculum et le degré de maturité des fruits par exemple.

D’autres effets du traitement à l’eau chaude ont par ailleurs été recensés :

  • ralentissement de la maturation des fruits et légumes (peut être parfois préjudiciable) ;
  • réorganisation de la structure de la cuticule des fruits (barrière physique contre les bio-agresseurs, modification de la perméabilité) ;
  • induction des défenses naturelles des plantes ;
  • induction de tolérance au chaud ou au froid (prévention des détériorations liées au chaud ou au froid pendant les étapes de stockage et de conditionnement des produits végétaux).

 

D’autres substances peuvent être mélangées à l’eau pour améliorer les propriétés du traitement (ajout de solutions antiseptiques par exemple).



Pour en savoir plus

Accès aux Articles "Traitement à l'eau chaude"

 

Nouvelles techniques de conservation contre l'échaudure de prématurité - Trois ans d'expérience en réseau

 

 

 

Le Black Dead Arm (BDA) ou “bras mort noir”

 Rubrique Innovation en marche

 Evaluation et mise au point de méthodes alternatives aux traitements chimiques après-récolte permettant de lutter contre l’échaudure de prématurité des pommes sans dégradation de la qualité -  2010

EPPO activities on plant quarantine (page en anglais) - site OEPP

Barkai-Golan R., Phillips D.J. (1991). Postharvest heat treatment of fresh fruits and vegetables for decay control. Plant Disease 75 : 1085-1089.

 

Fallik E. (2004). Prestorage hot water treatments (immersion, rinsing and brushing). Postharvest Biology and Technology 32 : 125-134.

 

Lurie S. (1998). Postharvest heat treatments. Postharvest Biology and Technology 14 : 257-269.

 

Lurol S. (2012). Intégration d’un trempage eau chaude dans la stratégie de protection. Info Ctifl n°283, p41-43.

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